Né provincial, Henri Beyle n’a jamais remis en cause la conviction que c’est à Paris, et à Paris seulement, qu’on peut trouver le milieu le plus stimulant pour l’esprit. Enragé de théâtre et de musique, jamais rassasié, autour d’une table ou dans un salon, d’échanges et de conversation, c’est à Paris que cet Italien d’adoption est toujours revenu comme à la source de toute vie intellectuelle. Il en a besoin, disait-il, comme une locomotive de charbon.
Si Stendhal célèbre peu les beautés monumentales de la capitale, il sait avec un art consommé utiliser les ressources de cette grande machine à exciter les idées et à penser sans entraves, qu’il considère comme unique au monde. De sorte que ce Milanais de coeur peut aussi passer à bon droit pour idéalement Parisien : « Tout m’a paru insipide au sortir de Paris. »
Philippe Berthier, professeur émérite de littérature française à la Sorbonne Nouvelle, a consacré de nombreuses études à Stendhal, dont il a co-édité en trois volumes les Œuvres romanesques complètes dans la Bibliothèque de la Pléiade. Président de l’Association des Amis de Stendhal, il a fondé la revue L’Année stendhalienne.

Poids 0.096 kg

1 review for Le Paris de Stendhal


  1. :

    Beylissime

    Né à Grenoble, Italien d’adoption, Stendhal a toujours su que c’est à Paris, et à Paris seulement, qu’il trouverait le mieux à exercer son esprit, à l’accomplir. Philippe Berthier, éminent dix-neuvièmiste (Balzac et surtout Barbey), maître d’œuvre (en collaboration) de la Pléiade Stendhal, nous rend tangible le Paris de Stendhal. D’une écriture capricante qui n’exclut pas le sourire en bandoulière, il dit les étapes, les cafés, les bibliothèques, les églises, les jardins, les théâtres, les restaurants, les musées hantés par le Milanese. En une centaine de pages aiguillonnées par une science sans limite, Berthier livre une biographie et un guide. Cela s’appelle une prouesse. Qu’on salue.
    (Eric Kasbi – Valeurs actuelles)

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